Hello Folks !

février 9, 2009 by

google
Reprise des hostilités sur Proutcacaboudin après une nouvelle période d’inactivité. Après avoir déjà évoqué les sujets qui font (entre autres) le succès de ce blog, nous vous livrons aujourd’hui un aperçu plus détaillé des préoccupations de nos visiteurs. En exclusivité, voici un florilège des recherches les plus savoureuses ayant menées les internautes à s’échouer sur cette page au cours des derniers mois.

     

  • Le chemin vers la connaissance

c’est quoi le prout ?
traumatismes affectifs et coprophagie
sujets tabous excrément pourquoi -forum
excrement et psychiatrie
summerjam camping témoignage
caca reportage
caca dans les toilettes publiques
caca et bouddha

     

  • Les visiteurs à signaler à la CNIL

coprophilie image
coprophilie video
du caca sortant des fesses
du caca sur la langue
mangeurs de caca celebres
red tube scatologie
groupes ressemblant a culcha candela
riz aux caca

     

  • Les mots-clés bien choisis

accidents hydrocureur
hydrocureur
scatologie
coprophilie
camion hydrocureur
schplouk

     

  • Les visiteurs abonnés à Yogume

baba cool
beatniks
beatniks mouvement
coiffure rasta
hippie baba cool
hippie festival parc
on peut s’étendre nu dans l’herbe d’un
rasta hippie
sac baba cool
se baigner nu
soleil ciel bleu
rasta pleurs

     

  • Le casse-tête de chez Decathlon

tente 2 secondes
tente quechua
tentes 2 secondes
fiche technique tente quechua
quechua tente

     

  • Les tentatives d’explication inutiles

echéancier coiffure
balle ping pong
machine a caca ais découragé
jeu de proute et caca bouda
poncho ivre
habits de patrice bart wiliam
fameu caca
free voyeur tube

PCB Vol. 2 – Spécial Rap Français

novembre 20, 2008 by

Suite de nos Playlists PCB avec un deuxième volume spécial Rap français, après un premier volet consacré au Reggae. En bonus cette fois-ci vous trouverez une petite explication de texte.

pcb2

Premier matin de Novembre, à peine levé je ressens les premiers Spasmes. Le repas d’hier soir est mal passé, va vite falloir évacuer La Pression. En fait je m’en fais pas, pour moi C’est un jeu d’enfant, j’ai l’habitude.

Je rentre aux toilettes, pas de problèmes je m’installe, Balance la sauce, laissez la Place à l’artiste. Pas l’temps de jouer alors c’est parti je me lance, ouh là, surprise, c’est Tendu finalement, y’a rien qui sort et ça a l’air Dur comme fer là-dedans. Bon c’est pas grave, Respire, Retour aux fondamentaux et ça va passer. La tête haute tenue, toujours Dirigé vers l’est, ça commence à venir, je gère la situation, Jusqu’ici tout va bien.

Quand l’étron apparaît je fais face sans me désunir et j’expulse le truc Comme une sarbacane. Rien à redire sur ma prestation, comme d’habitude Je vise juste mais maintenant faut faire face aux inévitables Vapeurs et à l’Odeur de soufre qui se dégagent.

Avant de sortir je jette un œil à travers le Nuage de fumée et distingue un morceau de presque 50 cm, je comprends encore mieux ma douleur maintenant. J’ouvre la porte, enfin un bon Bol d’air, Je me sens bien, aujourd’hui va encore être un Jour de tonnerre.

  1. La Rumeur – Premier matin de novembre
  2. Rocca – Spasmes
  3. Zoxea – La pression
  4. Fabe – C’est un jeu d’enfant
  5. Oxmo Puccino – Balance la sauce
  6. Busta Flex – Place à l’artiste
  7. Daddy Lord C – Pas l’temps de jouer
  8. Fat Flow Staff – Tendu
  9. Soon E MC – Dur comme fer
  10. Haroun - Respire
  11. Flynt – Retour aux fondamentaux
  12. Fabe – La tête haute tenue
  13. Akhenaton – Dirigé vers l’est
  14. Booba – Jusqu’ici tout va bien
  15. La Cliqua – Comme une sarbacane
  16. NTM – Je vise juste
  17. TaiChi – Vapeurs
  18. NTM - Odeurs de soufre
  19. Idéal J – Un nuage de fumée
  20. Octobre Rouge – 50 cm
  21. Bams - Bol d’air
  22. Chiens de Paille – Je me sens bien
  23. Arsenik - Jour 2 tonnerre

Le lien pour télécharger la playlist :

Kaka est enfin sorti !

novembre 5, 2008 by

Moussa Kaka, correspondant de RFI au Niger, est sorti de prison

Vêtu d’un T-shirt RFI, Moussa Kaka, visiblement stressé et en colère contre les autorités, a retrouvé ses deux femmes et ses enfants ainsi que des amis qui l’attendaient devant le centre de détention où s’étaient réunies des dizaines de personnes.  “Je suis très ému car je reviens de très loin, sincèrement à la limite des portes de l’enfer” (je connais ça Moussa, j’ai vécu ça au summerjam), a-t-il déclaré à la presse. “Du début jusqu’à aujourd’hui j’étais innocent, seulement je leur ‘pompais l’air’ en faisant mon travail de journaliste alors il fallait qu’ils me mettent à l’ombre”, a-t-il dit, ajoutant : “Je n’ai rien fait de mal. Je garde la tête haute”. La cour d’appel de Niamey avait ordonné un peu plus tôt sa mise en liberté provisoire “d’office”.

Réjouissons nous de cette nouvelle, mais n’oubliez pas que d’autres Kaka ne peuvent toujours pas sortir, continuons ensemble à pousser !

Le caca c’est rigolo

novembre 3, 2008 by

Qui dit caca dit forcément un passage chez nos amis de Groland. La preuve en vidéo avec Toto Caca qui nous explique pourquoi “eul’caca c’est rigolo”.

PCB Vol. 1 – Special Reggae

octobre 18, 2008 by

Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique sur Proutcacaboudin (le blog qui fait schplouk), les playlists PCB. Le premier volet de cette série est consacré au reggae, un genre musical que nous apprécions tout particulièrement comme vous avez déjà pu vous en rendre compte.

Cette sélection sera idéale pour vous aider dans les moments difficiles, un vrai moment de méditation ! Bonne écoute ; )

  1. Cocoa Tea – Biological Clock
  2. Mikey Dread – Relax / Enjoy Yourself
  3. Meta and the Cornerstones – Knocking on your Door
  4. Beres Hammond – No Disturb Sign
  5. Prince Malachi – Meditation Time
  6. Anthony B – It Surely Hurts
  7. Sugar Minott – Full Control
  8. Black Uhuru – Push Push
  9. Collie Buddz – What A Feeling (feat. Paul Wall)
  10. Sizzla – Solid As A Rock
  11. John Holt – A Little Tear
  12. Perfect – Black Seeds
  13. The Wailers – Mr. Brown
  14. Horace Andy – Liberation
  15. The Skatalites – Divine Conception
  16. Sebastian Sturm – Without A Trace
  17. Gentleman – Celebration feat. Alborosie

 

Les liens pour télécharger la playlist :

 

La langue dans le caca

octobre 6, 2008 by

L’analyse des statistiques de ce blog a mis en évidence un point dont nous ne soupçonnions pas l’exacte importance jusqu’ici. En effet, au premier rang des mots-clés utilisés par les lecteurs pour atteindre Proutcacaboudin – le blog qui fait schplouk – se trouve le terme « coprophilie », que nous avions très rapidement évoqué précédemment dans une volonté d’humour. Il semblerait donc que cette « pratique » intéresse – ou au moins intrigue – un certain nombre de nos visiteurs.

Pour bien comprendre cette notion, il convient tout d’abord de savoir de quoi on parle, et distinguer différents termes qui reviennent souvent lorsque l’on évoque le sujet. La coprophilie renvoie au fait d’aimer ses excréments, de jouer avec. Le terme « coprophagie » concerne quant à lui le fait de manger ses excréments ou ceux des autres. Dans le domaine psychiatrique, on parlera de scatophilie pour décrire le fait de s’étendre dans son caca, l’admirer ou encore le conserver. On utilisera également ce mot pour évoquer les pratiques sexuelles qui consistent à éprouver une certaine excitation à manger ou faire manger son caca, ou recouvrir son partenaire d’excréments. Nous ne sommes pas là pour juger des pratiques de ces personnes, et nous nous contenterons donc d’essayer de les comprendre.

Lorsque l’on s’intéresse rapidement à ce sujet, on se rend compte que ces termes renvoient soit à des troubles psychiatriques soit à des pratiques sexuelles. Wikipédia nous apprend qu’en psychiatrie, ces troubles se retrouvent par exemple chez des enfants en retard mental ou chez des sujets troublés par de graves traumatismes affectifs ou par un sentiment d’abandon. De la même manière, la volonté d’être souillé (humilié ?) lors de jeux sexuels semble renvoyer à des plaisirs liés à l’enfance. Comme pour bien des sujets tabous dans notre société, certains semblent y trouver un certain intérêt et poussent le vice bien plus loin que la création d’un blog ayant pour thème central le caca. En tentant d’expliquer les raisons qui font du caca un sujet tabou, on peut peut-être avancer une première piste d’éclaircissement. D’après certains écrits, la relation à ses excréments renverrait à une certaine image de la mort liée au cycle de la digestion. Pour récapituler brièvement, les aliments sont ingérés, vidés de leur « énergie » et ressortent sous forme marron à l’autre bout du corps, qui plus est en dégageant des odeurs nauséabondes. On pourrait interpréter cela comme la perte d’une partie de soi, ce qui pourrait expliquer le rapport difficile que l’homme entretient avec son caca une fois arrivé à l’âge adulte, et peut-être même de plus en plus au fur et à mesure qu’il vieillit.

A l’autre extrémité se trouvent donc des personnes qui éprouvent un certain plaisir à manger leurs propres déchets, semblant trouver une excitation démesurée dans une pratique qui dégoutera la grande majorité de leurs pairs, voire les dégoutera eux-mêmes, comme l’explique Rob, avocat américain de 38 ans, dans un entretien accordé au magazine US « The Guide » : “Le but de tout vrai mangeur de merde est de voir combien il peut en manger avant de dégueuler”. Je rappelle que c’est uniquement un souci d’exactitude qui nous amène parfois sur des sites improbables, et je vous préserverai ici des fameux “2 girls 1 cup” ou autres pages internet qui hantent encore quelquefois mes nuits.
Alors, pour vous, d’où peut venir cette attirance des plus extrêmes ? Ceux qui sont tombés sur notre blog en tapant certains des termes listés ci-dessus peuvent-ils nous expliquer plus en détail leurs motivations ? C’est avec grand plaisir que nous accueillerons toutes sortes de témoignages, alors n’hésitez pas à nous faire part de votre avis.

(pour les plus curieux, Rob nous apprend également que le caca « ressemble beaucoup au camembert, c’est une saveur riche, amère, intense. Idéalement, on ne l’avale pas directement, on la savoure ». Avis aux fins gourmets ; ) )

Free Moussa Kaka

octobre 3, 2008 by

Dans notre souci d’éveiller les consciences, nous nous devions de réagir.

Proutcacaboudin apporte son soutien à Moussa Kaka, correspondant de RFI au Niger, détenu depuis le 20 septembre 2007.

Il a été inculpé de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat » pour ses contacts avec les rebelles touaregs, pourtant réalisés dans le strict cadre de son métier.

Si vous souhaitez apporter vous aussi votre soutien à Moussa Kaka et réclamer sa libération, consultez l’appel sur le site du Comité de Soutien et signez la pétition.

http://www.liberezmoussa.fr

Si tout le monde pousse, on peut faire sortir Kaka. Pour signer l’appel, envoyez votre signature à l’adresse : liberezmoussa@rfi.fr

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 4

septembre 29, 2008 by

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey”, un récit musico-fécal, une expérience vécue et racontée par les auteurs.

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 1

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 2

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 3

Dimanche 6 juillet 2008, dernier jour de festival. Le réveil au petit matin se fait dans la difficulté, après la grosse journée du samedi. Seul réveillé, je ressens une envie pressante me forçant à emprunter le même chemin que mon collègue la veille. Je me dirige donc à mon tour vers les cages un peu plus bas, et Dieu merci je bénéficie de conditions bien plus agréables, avec le soleil qui illumine un ciel bleu d’azur sans le moindre nuage. Sur mon chemin, je croise des beatniks qui forcément n’ont pas pu résister à l’envie de se baigner dans le lac, et ce même si le fond n’est plus visible au-dessus de 30 cm d’eau. Lorsque je m’approche des toilettes mobiles, c’est une scène inédite qui s’offre à moi. Je suis arrivé juste au moment où un camion commence à s’occuper de la vidange, chose dont j’aurais du me douter étant donnée l’odeur qui me chatouillait les narines depuis plusieurs minutes déjà. A cet instant, je ne parviens pas à savoir si je suis horrifié ou fasciné par ces effluves pestilentielles, et c’est avec la curiosité du voyeur pervers et malsain que je reste figé à contempler le spectacle qui m’est offert. Après quelques minutes, lorsque le camion hydrocureur en a enfin terminé, j’adresse un regard plein de respect à ses occupants, qui semblent comprendre ce que j’ai en tête et m’en remercient. Entré dans ma cabine, je dompte une nouvelle fois la nature avec brio et je peux alors m’en retourner à notre campement, machoire sérrée, buste droit et regard fier en croisant les autres habitants du bidonville improvisé. Crying Cacaman s’est à son tour levé, et le temps de lui faire part de mon aventure, c’est comme les jours précédents que nous faisons le point sur la journée à venir autour d’un café devant le snack voisin.

Aujourd’hui se partageront – entre autres – la scène de ce 23ème Summerjam le légendaire Ken Boothe, les rappeurs suédois de Looptroop, les français virevoltants Dub Incorporation, la chanteuse “Reggae’n'b” Etana, puis les confirmés Cocoa Tea et Luciano, avant un final en compagnie de Stephen Marley, fils de. Mais avec encore quelques heures devant nous, la principale question du moment est plutôt de savoir si notre compagnon d’infortune est bien rentré de son escapade nocturne. Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons pas à distinguer sa présence dans sa tente et nous décidons d’attendre encore un peu son éventuel réveil avant de prévenir les secours. Bien nous en a pris puisque quelques instants plus tard nous découvrons la mine fatiguée de Stefan pointer à l’avant de sa tente. D’après ses explications il est rentré au petit matin au campement, après avoir patienté une grande partie de la nuit en boîte. De notre côté, on se demande quelle boîte en France laisserait entrer un spécimen de l’allure de Stefan, qui plus est ne s’étant pas lavé depuis plusieurs jours. Remis de sa désillusion suite au faux-bond de sa désormais ex-Verlobte, il aborde ses dernières heures de festival non sans une certaine mélancolie, puisqu’il nous quittera dès le début de l’après-midi.

Après un rapide repas et les préparatifs d’usage nous pouvons nous rendre en direction des scènes vers 14h. A peine arrivés, il va déjà être l’heure pour Stefan de partir, tandis que Crying Cacaman et moi nous séparons pour suivre un premier concert chacun de son côté. Mon camarade a préféré voir le groupe de rap Looptroop et son leader “emblématique” Promoe. Pour ma part, j’aurais bien aimé apprécier le talent du beatmaker du groupe, Embee (auteur en 2004 de l’excellent album “Tellings from Solitaria” et très adroit avec une balle de ping-pong), mais vu ce qui suit sur l’autre scène, je resterai devant le Red Stage.

Notre ami teuton reste un instant en ma compagnie avant de faire ses adieux et je me prépare seul à suivre un des artistes que j’attends le plus dans cette édition, Ken Boothe. Malgré les problèmes de communication, on peut dire que ce cher Stefan aura égayé notre séjour à Köln, et il nous restera un paquet d’anecdotes à raconter à notre retour (dont une bonne partie que nous ne pourrons malheureusement dévoiler ici sous peine de tomber dans l’illégalité). Néanmoins, le Summerjam laisse peu de place à la mélancolie et quand Mr Rocksteady fait son entrée sur scène, plus rien ne compte. La suite est un enchaînement de titres mythiques, et Ken Boothe n’a rien perdu de son immense voix. “Everything I own“, “Artibella“, “Come tomorrow” ou encore “Speak softly love” (bon désolé pour la vidéo, j’ai pas trouvé d’autre version sur Youtube…), tout y passe et le public en redemande. A l’issue de ce mémorable concert, je dois changer de scène pour retrouver mon camarade et j’arrive juste à temps pour la suite, les représentants tricolores Dub Inc. Les Français se sont d’ailleurs rassemblés en masse devant la scène verte, des drapeaux bleu-blanc-rouge sont même de sortie. Autour de nous l’ambiance est au beau fixe, en témoigne ce mec qui titube entre la foule avec au moins une bonne quinzaine de verres de bière vides empilés qu’il conserve comme trophée. Sur scène, il faut reconnaître que les frenchies savent mettre l’ambiance et leur réputation n’y est plus à faire. Une excellente prestation du groupe de Saint-Etienne, qui a récemment sorti un nouvel album studio, “Afrikya”.

La suite se déroule sur le Red Stage et il s’agit déjà de la dernière ligne droite du festival. A cet instant, il n’est plus question de caca, nous avons déjà bien assuré notre prestation lors des jours précédents et la fin du séjour s’annonce comme une formalité. Pour économiser nos forces jusqu’aux derniers instants, c’est couchés dans l’herbe sous le soleil que nous allons suivre les prestations successives de Cocoa Tea, Etana et Luciano. Cocoa Tea démarre et délivre un set solide, il est à noter qu’il aurait aussi pu être directeur de campagne de Barack Obama vue la réaction qu’entraîne son récent hit sur le public européen. Une chose est sûre, les voix des 28 citoyens américains présents à Cologne risquent de peser lourds dans le décompte final du scrutin américain. Dans un style très différent, Etana prend le relais sans interruption pour seulement quelques chansons, qui nous donnent néanmoins un bon aperçu des talents vocaux de la demoiselle. Luciano – présent en France quelques semaines plus tôt – assure sa prestation sans faille ni surprise, et c’est toujours un bon moment de passé.

Enfin, pour clore cette journée et par la même occasion le festival, c’est à Stephen Marley que les organisateurs ont confié les clés du Summerjam sur la scène rouge. S’il a depuis longtemps démontré son talent aux côtés de son frère Damian “Junior Gong” ou en solo, c’est en grande partie à des reprises de papa que nous avons droit. Dans l’allure ou dans la voix, il faut d’ailleurs reconnaître que l’illusion est presque parfaite lorsque Stephen est sur scène avec sa guitare. Le festival se clot sur “One love” et les visages se tournent vers le traditionnel feu d’artifice qui illumine le ciel allemand. Pour nous, ce spectacle pyrotechnique vient en quelque sorte récompenser notre belle prestation, et c’est les yeux humides et pleins d’étoiles que nous profitons de ces derniers instants de plaisir, non sans une certaine fierté.

Le retour au camp se fera dans une certaine euphorie, même si nous savons que le voyage du retour s’annonce pénible. A notre retour nous découvrons une place vide entre nos deux tentes, Stefan ayant plié bagages, et on y voit maintenant beaucoup plus clair autour du Fühlinger See même si le grand nettoyage ne se fera que demain matin. C’est sans perdre trop de temps que nous allons nous coucher, pressés de revoir notre bonne vieille France. Le lendemain matin, nous sommes obligés de nous y remettre à plusieurs fois pour plier nos tentes Quechua 2 Seconds (pour installer, pas pour ranger…), et c’est en forçant un peu le passage que nous prenons place dans une navette qui doit nous emmener jusqu’au métro. Cette fois-ci même sans interprète le retour sera plus facile, il suffit juste de suivre la foule. Un détour au McDo de la gare et nous sommes prêts pour embarquer dans le train qui nous mènera à destination. Si les trains allemands sont relativement peu confortables, les 4 jours passés dans des conditions extrêmes nous donnent maintenant l’impression d’être placés en 1ère classe d’un vol long courrier. C’est donc avec plaisir que nous pouvons nous reposer sur les sièges de la DB Bahn, même si Crying Cacaman doit composer avec la grosse Bertha qui a choisi de s’installer à ses côtés malgré le nombre de places disponibles dans le wagon. Une fois arrivés à bon port, une dernière étape nous attend chacun de notre côté : affronter les regards désapprobateurs des passants qui accompagnent le retour au bercail. Croiser des têtes connues quand on ne s’est pas lavé pendant près de 5 jours est toujours quelque chose de douloureux. Malgré tout, à l’heure du bilan, nous pouvons nous targuer d’avoir une nouvelle fois triomphé des conditions difficiles et seul le soulagement prédomine. Rien n’était gagné d’avance mais nous avons relevé le défi avec brio. Une seule question se pose maintenant, comment augmenter le niveau l’année prochaine ? Pour le challenge, on se fera une semaine de chili et flageolets avant de venir.

DTC la nature, see you next year.

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 3

septembre 22, 2008 by

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey”, un récit musico-fécal, une expérience vécue et racontée par les auteurs.

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 1

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 2

“2 French 2 Dirty – A flücklich Odyssey” Part. 4

Le deuxième jour du festival – le plus éprouvant puisqu’il commence à 13h pour finir vers 1h du matin – s’ouvre sur un soleil radieux qui annonce une belle journée. Le programme de ce samedi 5 juillet prévoit son lot de bons moments, avec en ouverture l’Allemand Sebastian Sturm qu’on a déjà pu apprécier quelques semaines auparavant en France. Si les groupes programmés juste derrière ne soulèvent pas notre enthousiasme (Irie Révoltés et les néo-zélandais The Black Seeds), l’affiche s’annonce palpitante à partir de 18h15 et l’enchaînement Jah CurePressure Patrice Common.

Après avoir pris notre café du matin au snack mobile qui se trouvait à proximité de nos tentes (encore un confort dont nous ne bénéficiions pas l’année précédente) et préparé nos sandwichs pour la journée, nous pouvons nous diriger tous les trois vers les scènes. Notre ami Stefan semble résigné et lui-même n’y croit plus beaucoup lorsqu’il nous annonce que sa copine viendra – peut-être – cette après-midi. De son côté CC s’attend à une journée difficile, il sait qu’il faudra tenir et probablement repousser ses limites. Arrivés sur le Red Stage – plus rempli que la veille – nous nous installons dans l’herbe en attendant l’arrivée de Sebastian Sturm. Une fois posés, on se rend compte qu’il sera surtout difficile de bouger pendant une bonne partie de l’après-midi. Le Germano-Indonésien entame son show, et nous apprécions sa voix si particulière quand il entonne un titre comme « Time ». C’est même avec la main sur le coeur et une petite larme à l’oeil que nous vibrons sur l’hymne incontestable de notre mouvance, « Without a trace », qui fait de son auteur un prophète pour notre cause. Couchés dans l’herbe au soleil en écoutant de bonnes vibrations roots, rien de mieux pour commencer la journée. C’est ensuite au tour du groupe Franco-allemand Irie Révoltés d’envahir la scène rouge avec leur style plus rythmé. S’ils emportent largement l’adhésion du public local, nous ne sommes pas véritablement conquis et nous décidons alors d’aller faire un tour entre les deux scènes pour goûter à l’ambiance du festival.

En dehors des concerts, le Summerjam c’est aussi une ambiance un peu hippie-baba cool (et pas vraiment rasta) dont on se sent parfois étranger : quelques troubadours et ménestrels, des ateliers coiffure itinérants et des vendeurs en tout genre qui s’accordent avec le public cosmopolite. Rodrigo et son pancho sont également de la partie, ils n’auraient raté ça pour rien au monde. Pour ma part, comme le criminel qui revient toujours sur les lieux de ses méfaits, je fais un petit détour par les Herrentoiletten, probablement désinhibé par le caca de la veille. Une sorte de victoire sur moi-même qui me permet d’affronter un environnement hostile en (quasi) toute quiétude. De son côté, Crying Cacaman ressent à son tour les effets de notre riche alimentation et décide de faire lui aussi une halte aux toilettes. Malgré tout, ayant déjà patienté un long moment il lui sera difficile de tout faire sortir en une seule fois, et il sait que d’autres échéances viendront rapidement. Dorénavant plus légers, la musique peut reprendre ses droits et il est désormais temps de se diriger vers la scène rouge où Jah Cure va commencer son show.

Le public nombreux apprécie la prestation de l’ancien plus célèbre détenu de Jamaïque et entonne à l’unisson ses plus célèbres hits comme “Sunny day” ou “Good morning Jah”. Lui aussi était présent en France quelques semaines plus tôt, et son set ressemble parfaitement à son passage dans nos contrées. Après Jah Cure, on change de scène pour aller voir Pressure, un artiste dont le récent album “Love & affection” est à conseiller à tous les amateurs de reggae. Le titre éponyme soulève la foule, tout comme “Be free”, et l’impression générale laissée par Pressure est très bonne. Un artiste qu’on espère revoir en concert au plus vite. Un nouveau changement de scène doit s’opérer pour aller voir celui que le public local attend avec impatience, l’Allemand Patrice, qui vient juste de sortir un nouvel album aux sonorités très acoustiques, Free-Patri-Ation. On avait été enthousiasmés par ce nouvel opus, on l’a également été lors de sa prestation live. Sous une pluis battante qui n’a pas découragé l’assistance, Patrice Bart-Williams interprète ses nombreux succès  (“Everyday good”, “You always you”, “Soulstorm”, le plus récent “Clouds”…) et le public en redemande.

Pour clore cette longue journée, direction le Green Stage pour aller voir le rappeur Common. C’est peut-être le fait de passer après le chouchou local, mais la prestation du MC de Chi-City va moyennement convaincre, alors que son dernier album s’était avéré une bonne surprise. Finalement, on aurait peut-être du aller voir Shaggy sur l’autre scène.

Après cette journée riche en évènements, il est temps de regagner nos tentes, alors que notre ami Stefan nous avait déjà faussé compagnie quelques instants plus tôt. Si nous avons bien compris ses explications, il doit se rendre à la gare pour préparer son départ du lendemain. En rentrant, on se demande bien comment il va faire pour revenir au camp en l’absence de bus de nuit. Une fois arrivés, Crying Cacaman tente un moment de nier l’évidence mais retrouve finalement la raison : en dépit de sa prestation de l’après-midi, il doit à nouveau affronter les lois de la nature. Et cette fois-ci, l’ampleur de la tâche s’annonce des plus délicates. A l’heure qu’il est la luminosité est très faible, et surtout c’est dans les fameuses cages à caca qu’il doit commettre son forfait. Muni d’une lampe à l’éclairage réduit, il s’élance donc seul dans l’obscurité. Témoignage :

“Il devait être 1h30 du matin ce samedi là. Par une nuit très sombre, nous sommes de retour à notre campement de fortune, loin de tout lieu de soulagement digne de s’appeler “toilette”. Jusque là tout allait pour le mieux et nous sommes heureux, flücklich et soulagés d’avoir passé une journée sans problème.

Et là, c’est le drame, l’impensable, le tant redouté frisson me parcourt les intestins et le doute envahit mon esprit. Je dois me rendre à l’évidence, faut qu’je chie, j’ai une décision importante a prendre. La nature me lance un nouveau défi, peut-être l’ultime défi, le test final.

Me voilà face à mon “moi”, il n’y a plus de place au doute. Je m’équipe pour partir : du triple épaisseur, une petite lampe de poche, ça y est, prêt a affronter mon destin. D’après mes estimations, une marche de 10 minutes m’attend  à travers le bidonville, l’enfer du Summerjam. Ma vision se brouille, je serre les fesses, mon pouls s’accélère et je commence à perdre ma lucidité quand j’aperçois dans l’obscurité, les tant redoutées machines à caca. 5 portes devant moi, je sais à ce moment que ça va être dur, car le bruit de mon ventre ne laisse présager en rien une performance remarquable.

Je rentre, ferme la porte. L’éclairage de ma lampe est toute relative et à cette heure-ci de la nuit, mieux vaut ne pas toucher les murs. Je me sens seul, souillé, mais résigné à marquer à jamais les esprit et ajouter ma pierre a l’édifice, la cerise sur le gâteau.

Jean-Paul Sartre a dit « L’enfer c’est les autres ». Jean-Paul n’a jamais déféqué dans des WC chimiques à 2h du matin dans la pénombre où peut-être des centaines de pouilleux, ivres et drogués, n’ont pas eu la capacité de réflexion sur “comment ne pas toucher les bords”. Je ne vois rien, mais je sais. Je sais que la moindre erreur d’appréciation peut m’être fatale, chaque geste, chaque mouvement est millimétré et j’applique avec minutie les techniques les plus élaborés du caca en milieu hostile. Mon expérience en condition extrême est mise à contribution, je suis paniqué je l’avoue, mais je reste concentré sur ma mission, et pas même l’odeur insoutenable, les bruits sourds de la jungle extérieure, le rythme oppressant des basses des soundsystems improvisés ici et là, ne pourront me faire faillir. L’enfer c’est pas les autres, l’enfer, j’y suis. Je sais que je sortirai de cette épreuve grandi et fier. Je pleurs.

Veni, vidi, vici. “

Un récit poignant qui en dit long sur l’épreuve que nous avons traversée. Malgré tout, c’est quand même plus léger que Crying Cacaman s’endort cette nuit là, fin prêt pour la dernière journée de festival.

Le cycle du caca

septembre 19, 2008 by

En attendant la suite de notre saga, un peu de culture avec Mr. Hankey qui nous explique à sa façon le cycle du caca. Un document qui complète à merveille le reportage d’Arte posté plus tôt.


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